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Vendredi 17 mars 2006

Elle n’a rien dit, elle n’a que souri

Je savais qu’elle serait à moi pour la nuit

Mais entretemps pourrais-je la conquérir pour la vie

 

Elle m’a offert sa bouche, elle m’a offert sa peau

Elle m’a offert tout son corps, c’était si beau

Mais son âme et son corps c’était en demander trop

Par Le Poète
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Mercredi 15 mars 2006

N'ayant pas la moindre idée de quoi vous écrire, je vous demande donc votre aide...   Soumettez-moi vos idées de sujets, de chroniques, de titres de poèmes, bref toutes les idées seront considérées et peut-être que d'ici quelques jours vous lirez un texte que votre idée m'aura inspirée...

Le poète

Par Le Poète
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Mercredi 8 mars 2006

21:30

Elle est belle, drôle, intelligente...  Mais je ne sais si je dois oser...  Puis une station de métro avant de se séparer.

- Un café?

- Ok mais juste quinze minutes je commence tôt demain....

23:00

Nous sommes toujours au café, parlant de tout et de rien, riant, blaguant, se confiant un peu nos vies...

 - Tu ne voulais pas rentrer tôt?

 - Oui mais encore dix minutes... 

00:30

Nous sortons finalement du café...  Et marchons vers le métro...  Je me sens bien, léger.  Son sourire me fait chavirer....

00:45

Nous finissons par nous séparer...  Elle retourne vers sa campagne et moi vers mon logement au dessus du Boulevard...  Je sais que je n'y trouverai pas le sommeil...  Une jolie demoiselle aux courts cheveux blonds hantera mes pensées...

Par Le Poète
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Lundi 6 mars 2006

UN PETIT AVERTISSEMENT POUR TOUS CELLES QUI POURRAIENT FAIRE L'ERREUR DE M'AIMER...

 

Change d’idée

 

Tu serais mieux de changer d’idée avant qu’il soit trop tard

Avant que ton beau p’tit rêve ne vire en cauchemar

T’as pas la moindre idée de qui je suis vraiment

Un poète, un marginal, un ostie de gitan

Pour toé, ce ne sont que des mots, rien que des mots

Mais moé ces mots là, j’les ai de tatoués ben creux sous la peau

Le rock and roll, le sexe, les dépendances

Sont ancrés au plus profond de mon existence

Être libre, c’est tout ce que j’ai toujours voulu

J’me suis crissé des conventions, j’ai dormi à l’hôtel pis dans la rue

J’ai baisé, enculé les plus sublimes déesses

Pis j’ai aimé de toute mon âme, les pires pécheresses

 

Change d’idée, tu cours après ta mort

M’aimer c’est le pire des cauchemars

 

C’est Hiroshima pis Nagasaki en même temps

C’est l’horreur, j’te préviens sacre ton camp

M’aimer c’est la pire des folies que tu peux faire

T’as-tu vraiment le goût de connaître l’enfer

Aimer un éternel voyou, c’est pas évident

Tu risques de te briser le cœur, de te casser les dents

Dis-moi comment tu vas réagir

Si jamais j’repars sans prévenir

Pis que j’rentre à cinq heures du matin

La cravate défaite, du rouge sur mon col de chemise

 

Change d’idée, tu cours après ta mort

M’aimer c’est le pire des cauchemars

 

Toé, tu cherches à m’apprivoiser, à me dresser

Tu voudrais que je fasse le beau, que je cesse de japper

Que je devienne un p’tit caniche ben obéissant

Qui demande la porte, qui est pas trop dérangeant

Coudons, t’as-tu peur que je chie sur ton beau tapis

Désolé mais je pense que t’as pas tout compris

J’suis incapable d’endurer les moindres chaînes

Ceux qui m’emprisonnent ne récoltent que ma haine

J’ai besoin d’air, tu m’étouffe, décolle un peu

Laisse-moé vivre ma vie comme je le veux

 

Change d’idée, tu cours après ta mort

M’aimer c’est le pire des cauchemars

 

Pourtant, la nuit quand tu te glisses sous mes couvertures

J’en oublie d’me prendre pour un dur

Je deviens tout doux, un vrai petit pitou

J’te caresse partout, partout, j’te dis des p’tits mots doux

Au contact de ta peau de pêche, je redeviens humain

En embrassant tes petits seins, je redeviens un gamin

Il m’arrive parfois de croire en ta tendresse

Pis d’oublier toutes les autres gonzesses

 

Change d’idée, tu cours après ta mort

M’aimer c’est le pire des cauchemars

 

Dis-moi pourquoi t’es encore là, à me suivre pas à pas

Tu dis que tu m’aimes, moé j’comprends pas

J’ai pourtant rien d’un prince charmant

J’t’ai rien promis, tu sais même pas si j’serai encore là demain

La fidélité, je n’ai jamais compris ce que c’était

Je suis pas non plus un enfant de cœur, ça c’est vrai

Je t’ai si souvent fait de la peine

Alors dis-moi pourquoi tu m’aimes…

Par Le Poète
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Lundi 6 mars 2006

CES QUATRE POÈMES NE SONT PEUT-ÊTRE PAS TRÈS RÉCENTS MAIS JE LES AIME BIEN ET COMME JE N'AI PAS BEAUCOUP LE TEMPS POUR ÉCRIRE EN CE MOMENT, JE VOUS LES OFFRE...

Paysage automnal

 

Les champs déserts après le dernier labour

Le vieil arbre jadis si vert semble mort

Ses feuilles tel un tapis recouvrent la cour

Sur ses branches quelques autres traînent encore

 

La balançoire est déserte depuis longtemps

Avec l’école, les enfants l’ont oubliée

Elle semble danser, entraînée par les grands vents

Les étudiants font semblant d’étudier

 

La lune est pleine dans le ciel étoilé

Le pauvre amoureux écrit un nouveau poème

Il s’ennuie terriblement de celle qu’il aime

 

Très bientôt l’hiver viendra s’installer

Les champs déserts après le dernier labour

Attendront de longs mois la venue des beaux jours

 

 

 

 

Paysage estival

 

Une enfant en patins, chante sur le trottoir

Flottent dans le vent ses bouclés cheveux noirs

Foule à la crémerie, douce odeur de vanille

Plusieurs amoureux, une jeune famille

 

Chaude soirée d’été sur la calme banlieue

Sur sa haute chaise, dans son beau maillot bleu

La jolie lifeguard surveille les gamins

Et les adolescents qui se pensent malins

 

Au dépanneur du coin, les yeux restent fermés

Sur l’âge déclaré, le tabac, le houblon

Se vendent très bien, c’est la belle saison

 

Cachée dans les boisées, une tente plantée

Refuge clandestin de deux jeunes amants

En cette nuit d’été s’aimeront tendrement

 

 

Paysage hivernal

 

Dix pouces de neige blanche sur la cité

Les écoles fermées, les rues sont désertées

Sauf pour quelques braves qui jurent dans le froid

Sur les routes glacées, les cols bleus sont rois

 

Dans les arrières cours, s’érigent les fortins

Les camps s’organisent entre gamins voisins

Le temps d’la tempête, la guerre est déclarée

Sous l’assaut des balles, faut surtout pas pleurer

 

Dix-sept heures déjà, démolis les châteaux

Dans la maison chaude, ça sent bon le gâteau

Les enfants affamés ôtent leurs lourds manteaux

 

Dès la douche finie, au lit les garnements

Les apprentis soldats embrassent leur maman

Dans un sommeil profond, sombrent rapidement

 

 

 

 

Paysage printanier

 

Fièvre du printemps sur le grand Montréal

Oublié déjà le mauvais temps hivernal

Ici et là, fleurissent enfin les lilas

Et le vent transporte leur parfum délicat

Dans les ruelles, des gamins jouent au ballon

Les vieux fument installés sur leur balcon

C’est la grande métropole qui se réveille

Qui célèbre en l’honneur du retour du soleil

Sur la St-Denis, les terrasses sont remplies

Les conversations joyeuses, animées

Les pichets sitôt commandés, sitôt vidés

Quand mai, quand les beaux jours sont enfin de retour

Avec la ville on retombe tous en amour

Tous les ans on se fait jouer le même tour

Par Le Poète
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Lundi 6 mars 2006

APRÈS UNE RENCONTRE UN PEU BRUTALE ENTRE MOI-MÊME ET UNE PORTE VITRÉE HA HA FAMILLIPRIX!!! JE ME SUIS RETROUVÉ DANS L'OBLIGATION DE CHANGER MES LUNETTES...  AU MAGASIN ELLES ME SEMBLAIENT PLUTÔT ROUGES...  MAIS JE DOIS AUJOURD'HUI L'AVOUER, ELLES SONT ROSES...  ME FERONT TELLES VOIR LA VIE AUTREMENT?

 

Par Le Poète
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